IDS-Bien sur magazine - IndexIDS-Bien sur magazine - Bien Sûr santé magazine no6 - IndexPÉRIL EN LA DEMEURE
Rue
Circulez, il faut tout voir
Acheter le pain, aller à l’école, à la piscine. La rue, le quartier, font partie de
notre environnement quotidien que nous arpentons tous à pied, sur rollers,
à vélo, en voiture. Et les rencontres ne sont pas toujours douces.
L orsque
l’on parle Sécurité
routière, on parle volontiers
autoroute, voie rapide, départementale.
Rarement ville ou
même quartier. Pourtant, la ville
concentre 2/3 des accidents corporels,
1/3 des tués et 2/3 des
blessés. Les accidents se produisent
majoritairement près
du domicile, sur des trajets
hyper connus, empruntés parfois
plusieurs fois par jour.
Les enfants de moins de 15
ans payent un lourd tribut à
cette forme d’insécurité routière
de proximité mais,
contrairement à ce que l’on
peut croire, ce n’est pas
d’abord lorsqu’ils sont piétons,
mais lorsqu’ils sont passagers de voiture
de tourisme (le plus souvent celle de leurs parents...).
L’histoire du petit clic et du grand choc
Les règles de sécurité en voiture sont différentes pour les enfants,
selon qu’ils ont moins ou plus de 10 ans. Pour les
moins de 10 ans la réglementation repose sur une logique de
poids.
Au-dessous de 10 Kg, sont acceptés les lits nacelles (fixés
à la banquette arrière et munis d’un filet anti-éjection) et les
sièges « dos à la route » (fixés à l’arrière exclusivement si le
véhicule est équipé d’airbag à l’avant).
Entre 9 et 18 Kg, l’enfant voyage maintenu dans un siège
homologué, fixé à l’arrière.
De 15 à 36 Kg, le siège baquet n’est plus obligatoire et
on installera un rehausseur à l’arrière pour pouvoir attacher
l’enfant avec la ceinture de sécurité sans que
32 - BIENSÛRsanté - NOVEMBRE / DÉCEMBRE 2007
celle-ci passe au niveau du cou. Comme
les enfants passent heureusement plus
de temps sur leurs pieds qu’en voiture,
il faut progressivement leur
« apprendre la rue », c'est-à-dire à
marcher loin du bord, à surveiller les
sorties de garages et, bien entendu, à
traverser. Là, une seule protection : la
prudence. Elle s’enseigne et se comprend...
à condition de ne pas donner le
mauvais exemple ! ◗
Et le casque ?
Formidable, l’engouement pour la bicyclette en ville.
Après Vélo’v à Lyon, Vélib’ à Paris, Vélô à Toulouse mais
aussi Vélocité à Besançon et Mulhouse ou Le Vélo à
Marseille, ce sont plus de quinze grandes villes françaises
qui auront adopté le système du libre service d’ici à la fin
de l’année. 30 000 bicyclettes, mais probablement des
centaines de milliers d’usagers... dont aucun ne portera
un casque. En tout cas pas sur les conseils des autorités.
On se rappelle pourtant les campagnes d’alerte lancées
par des Pouvoirs publics convaincants sur le thème :
« Le casque à vélo, c’est indispensable ».
Une affichette avait même été apposée il y a trois ans
dans 5 400 points de vente ou location de vélos.
Peut-être faudra-t-il attendre quelques morts
supplémentaires de cyclistes
horodatés pour que le principe
de bon sens s’applique, faute
pour une fois de principe
de précaution. ◗